Entrevue avec Nicole Kirouac: «Ce n’est qu’un aurevoir!»

nicole  kirouac web

Par Louise Leboeuf

C’est dans la petite chapelle de l’église St-Martin de Tours que Nicole Kirouac m’avait donné rendez-vous. Le P’tit Journal tenait à réaliser une entrevue avec cette militante et en découvrir un peu plus sur son histoire avant qu’elle quitte la région pour s’établir à Québec. L’église de Malartic demeure pour  cette Malarticoise de souche, un lieu symbolique, important et rempli de souvenirs.

Elle était déjà assise et se recueillait dans la petite chapelle quand je suis arrivée. «Cette chapelle représente beaucoup pour moi et ma famille. C’est ici que mes neveux et nièces ont été baptisés et que mes sœurs se sont mariées. En 1952, j’ai vu la construction de l’église, j’étais présente pour la bénédiction des cloches», mentionne Nicole Kirouac. L’église renferme pour la famille Kirouac beaucoup de souvenirs familiaux des funérailles des parents aux souvenirs plus heureux. Cette militante, qui a consacré sa vie à la défense des droits humains, n’a jamais caché sa foi catholique. « Mes parents et l’église m’ont transmis les valeurs de partage, de paix et de justice sociale. »  C’est avec ces bases que Nicole a évolué. Enseignante, elle s’est battue pour l’amélioration des conditions de travail. Après une année sabbatique en Europe, (1973-1974), elle s’engage dans le projet multi média et porte des causes sociales dont le groupe d’eau de Malartic. Il s’agit des revendications des résidants à l’entrée de la ville dont leurs puits avaient été affectés en raison des dynamitages de la Canadian Malartic. Cet engagement transitoire l’a conduit directement vers des études en droits à l’Université de Montréal. On lui doit la création du Regroupement des Maisons d’Hébergement pour femmes victimes de violence.

De retour dans son Abitibi natal, il était évident que Maître Kirouac travaillerait à l’Aide juridique. «Je me suis engagée en Droit pour défendre les plus démunis. Même les gens les plus pauvres ont droit d’avoir d’excellents avocats pour les défendre. » Elle est devenue une spécialiste dans la défense des Droits de la personne, des familles, et des gens atteints d’une maladie mentale. En 2005, à peine entrée dans sa retraite, elle en ressort immédiatement, interpellée par les citoyens de Malartic, qui devront être déménagés en regard de la venue de la plus grosse mine à ciel ouvert installée dans une ville. Citoyens de Malartic, gens qu’elle affectionne particulièrement qu’elle défend et conseille toujours et ce tout à fait gratuitement. Elle est cofondatrice du Comité de Vigilance et s’implique dans la Coalition Québec meilleure mine. Elle sera de retour à Malartic où elle participera aux prochaines audiences du BAPE. À 70 ans, prendra-t-elle sa retraite un jour?

Lire l’entrevue complète dans l’édition du journal du 15 juin 2016 prochain.


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